L'Editorial
Accueil Remonter Présentation Trésorerie Divers

 

Accueil
Remonter

        La Bulgarie et ses longues plages de sable fin… Cela ressemble à une publicité mensongère, tant les anciens satellites communistes de l’Union soviétique sont associés à des images de complexes industriels polluants et de villes grises. Les rivages de la mer Noire ont pourtant échappé aux projets pharaoniques de la planification collectiviste, et la Bulgarie possède plusieurs centaines de kilomètres de littoral ensoleillé que commencent à découvrir Allemands et Britanniques, les Français restant timides avec moins de 100.000 arrivées par an. « La privatisation des hôtels a été un succès et les repreneurs ont déjà beaucoup investi pour attirer la clientèle occidentale », affirme Dimitar Hadjinikolov, vice-ministre de l’Economie en charge du tourisme. « En 1998, 60% des établissements affichaient une ou deux étoiles. Aujourd’hui, plus de 60% d’entre eux comptent de trois à cinq étoiles. L’amélioration de la qualité de services offerts sur toute la côte a séduit les voyagistes européens, principalement allemands. La Bulgarie est devenue une excellente alternative aux destinations lointaines, en ces temps de crise économique et tensions internationales ».

 

         Depuis le tout début de la transition économique, le tourisme a été jugé prioritaire par les autorités. « Il s’agit d’un secteur capable de générer de nombreux emplois. On calcule qu’un poste de travail directement lié à l’activité touristique génère deux emplois indirects. Aujourd’hui, le tourisme contribue à hauteur de 15% à la formation du PIB bulgare et rapporte environ 1,1 milliard d’euros, mais nous voulons faire encore mieux. Les axes de développement retenus sont le tourisme rural, thermal et culturel. On recense près de 1.200 sources d’eau minérale aux nombreuses vertus. Plusieurs dizaines de civilisations se sont succédées sur notre territoire depuis la nuit des temps et notre pays regorge de villages enchanteurs où l’on déguste d’excellents vins », poursuit le ministre. Dimitar Hadjinikolov entend donc étendre au reste du pays les bienfaits du tourisme, qui se font sentir presque uniquement sur le littoral de nos jours, avec 70% des entreprises du secteur installées en bord de mer. « La faiblesse des investissements et le manque de formation demeurent les principaux obstacles. Nous modernisons l’aéroport de Varna, qui dessert la côte, et celui de Plovdiv, qui alimente nos principales stations de ski – la Bulgarie compte plusieurs sommets de près de 3.000 mètres. Cela n’est hélas pas suffisant et nous essayons d’attirer un plus grand nombre d’investisseurs étrangers, des Français notamment, puisqu’ils possèdent un grand savoir-faire dans ce domaine », confie le ministre.

             Depuis 1997, le gouvernement reçoit le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). A travers le projet « Beautiful Bulgaria » (La Belle Bulgarie), plusieurs dizaines de millions d’euros ont été investis dans la réfection et l’entretien de 800 espaces urbains, dont 350 monuments culturels répartis sur plus d’une centaine de communes différentes. D’année en année, le pays dévoile ses trésors et fournit, en passant, du travail à des dizaines de milliers de chômeurs.

 

Dimitar HADJINIKOLOV

 (Les Balkans les pieds dans l’eau, article paru dans le Monde, rédigé et édité par Interfrance Média, 21 décembre 2003)

Précédente Accueil Suivante