|
|
|
La Bulgarie et ses longues plages de sable fin… Cela ressemble à une publicité mensongère, tant les anciens satellites communistes de l’Union soviétique sont associés à des images de complexes industriels polluants et de villes grises. Les rivages de la mer Noire ont pourtant échappé aux projets pharaoniques de la planification collectiviste, et la Bulgarie possède plusieurs centaines de kilomètres de littoral ensoleillé que commencent à découvrir Allemands et Britanniques, les Français restant timides avec moins de 100.000 arrivées par an. « La privatisation des hôtels a été un succès et les repreneurs ont déjà beaucoup investi pour attirer la clientèle occidentale », affirme Dimitar Hadjinikolov, vice-ministre de l’Economie en charge du tourisme. « En 1998, 60% des établissements affichaient une ou deux étoiles. Aujourd’hui, plus de 60% d’entre eux comptent de trois à cinq étoiles. L’amélioration de la qualité de services offerts sur toute la côte a séduit les voyagistes européens, principalement allemands. La Bulgarie est devenue une excellente alternative aux destinations lointaines, en ces temps de crise économique et tensions internationales ».
Depuis 1997, le gouvernement reçoit le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). A travers le projet « Beautiful Bulgaria » (La Belle Bulgarie), plusieurs dizaines de millions d’euros ont été investis dans la réfection et l’entretien de 800 espaces urbains, dont 350 monuments culturels répartis sur plus d’une centaine de communes différentes. D’année en année, le pays dévoile ses trésors et fournit, en passant, du travail à des dizaines de milliers de chômeurs.
Dimitar HADJINIKOLOV (Les Balkans les pieds dans l’eau, article paru dans le Monde, rédigé et édité par Interfrance Média, 21 décembre 2003) |