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Petit clin d'oeil à une tradition qui annonce la bonne nouvelle... Les martenitsi Les martenitsi qui s'offrent le 1er mars en gage de paix, de bonheur et de santé, annoncent la proche venue du printemps. Elles se préparent en tordant deux brins de laine, un rouge et un blanc. Dans le Rhodope, on en fait des multicolores et, à Melnik ou à Sofia, le brin blanc est remplacé par un bleu. Dans le nord de la Bulgarie, les martenitsi sont d’une seule couleur, rouge ou blanche. Et dans les campagnes, elles sont parfois agrémentées de monnaies, de perles bleues ou de gousses d’ail. Dans les villes, les martenitsi se portent au revers d’une veste ou accrochées au manteau ; à la campagne, elles se trouvent nouées au poignet, aux doigts, aux cous des enfants et des jeunes filles et à la ceinture des jeunes gens. Elles se retrouvent aussi aux cornes ou au-dessus des sabots des animaux domestiques. Les fuseaux des aïeules, le tronc des arbres fruitiers, les ceps de vigne, les portes des maisons et des étables sont aussi parés de martenitsi. La martenitsa se porte jusqu’à l’apparition de la première cigogne ou de la première hirondelle. On s’en défait alors pour l’accrocher à une branche d’arbre fruitier. On peut la poser sur une pierre et, quelques jours plus tard, revenir soulever cette pierre afin de présumer de la fécondité du bétail ou d’un prochain mariage au vu du nombre de fourmis trouvées. La légende raconte qu’à l’issue d’une bataille qui s’était déroulée en mars, le khan Asparouh avait noué à la patte d’un pigeon blanc un fil de même couleur, signe annonciateur de la victoire. Au cours du vol, le pigeon, blessé à une patte, a tâché de sang le fil de laine. Ainsi, les fils blanc et rouge sont devenus les symboles de la victoire, de la bonne nouvelle, de la santé à l’arrivée du printemps. ...en espérant que la bonne nouvelle soit votre venue prochaine parmi nous. |