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Дoбре дошли на сайта Solidarité Enfance pour la Bulgarie. En attendant la réponse des historiens, qu’il me soit permis d’avancer ici le nom d’une femme - Antonina JELIASKOVA (ou ZHELYAZKOVA en transcription anglaise) - dont l’action a certainement contribué à empêcher le malheur d’arriver. Au nom du Centre international d’étude des minorités et des relations interculturelles (IMIR) qu’elle a fondé à Sofia, Antonina a reçu en décembre 2000 des mains du premier ministre Lionel Jospin le Prix des droits de l’homme de la République française. Cette historienne a consacré ses travaux à l’islam en Bulgarie pendant et après l’occupation ottomane. La persécution culturelle puis l’expulsion des Turcs de Bulgarie orchestrée dans la deuxième moitié des années 1980 par le régime communiste finissant de Todor Jivkov a fait d’elle une militante des droits de l’homme. Elle a aussi acquis la conviction que l’existence de minorités religieuses, ethniques ou linguistiques pouvait à tout moment être exploitée par un pouvoir aux abois, selon la vieille technique consistant à diviser pour régner. A peine la démocratie installée, « Nina » a donc consacré toute son énergie – qui est grande – à lutter contre la vieille tentation du rejet de l’autre. Les pièces du puzzle sont nombreuses : les citoyens bulgares peuvent être orthodoxes, musulmans, catholiques ou protestants (ou sans religion) ; ils peuvent être d’origine bulgare ou turque, arménienne tzigane, grecque ou gagaouze, juive, macédonienne ou roumaine (liste non exhaustive). L’ensemble forme un tissu humain riche et chatoyant, à condition que sa trame résiste aux tiraillements. Le programme peut se résumer en quelques mots : mieux se connaître, dialoguer, aborder ensemble les difficultés, trouver des modes d’expression culturels et politiques, résoudre les problèmes sociaux sous-jacents. A priori mission impossible dans un pays en proie aux terribles difficultés de la transition. Pourtant, dans l’ensemble, cela a réussi. Grâce à un travail de tous les instants, en s’appuyant sur un réseau de bonnes volontés à l’intérieur du pays, sur un réseau universitaire et des contacts dans les organisations internationales à l’extérieur, les chercheurs-médiateurs de l’IMIR (adresse postale : 7-V rue Stéfan Karadja, 1000 Sofia ; e-mail : imir@einet.bg ou imirnews@einet.bg) ont aidé à dénouer les tensions à mesure qu’elles apparaissaient. C’est en particulier pour un programme de scolarisation des enfants roms que le Centre a été primé à Paris. Que ce papier qui avait été écrit par la Secrétaire de l'association, Sophie GHERARDI, puisse nous donner matière à réflexion. A l'image d'Antonina, faisons oeuvre de solidarité avec ténacité. Les plus démunis ont besoin du soutien, moral, physique et financier des plus chanceux. Alors rejoignez-nous ! |